INPG: Le Sénégal démarre la formation de ses premiers ingénieurs en pétrole et gaz

Quand j’ai reçu l’invitation de l’Institut National du Pétrole et du Gaz qui organisait une cérémonie officielle de lancement de sa première promotion du mastère spécialisée en ingénierie pétrolière et gazière, j’ai dit Waouh maniii !

Depuis quand on organise des fêtes pour lancer un mastère ?

Tout comme vous, suis resté sans réponse. Et en plus d’autres gens qui ont lu mon tweet m’ont interpelé en inbox pour me demander en quoi est-il nécessaire de faire tout ce tintamarre pour des étudiants qui n’ont pas encore rejoint les amphithéâtres ?

De toute façon, l’évènement a été couplé à une exposition interactive et démonstrative avec les principaux partenaires de l’INPG, parmi lesquels les compagnies pétrolières opérant au Sénégal, les universités et écoles sénégalaises et étrangères de formation technique et polytechnique ainsi que les militants de l’APR qui se croyaient en meeting. Tous ceux qui y été pour mieux comprendre les enjeux du pétrole te diront comment Badji de Diamniadio nous a tympanisé. Vraiment cet ancien militant de Wade qui veut se faire appeler«Lion Rouge de Macky » aurait du au moins accorder un peu de respect à  ceux qui sont venus pour les intérêts du pays.

Déçu en début de cérémonie par les militants qui ont toujours tendance a confondre parti et patrie, j’ai été rassuré par la présentation du directeur de cet institut, Aguibou Ba qui le définit comme « une solution étatique amenée à devenir un pôle d’excellence national et régional en matière de formation spécialisée et continue d’ingénieurs, de techniciens et d’opérateurs des métiers pétroliers et gaziers ».

J’ai été rassuré quand le directeur a expliqué le processus de sélection. Et je vous le jure Bilahi Walahii comme le secrétaire général de l’AFP, si cette rigueur est de mise dans le déroulement de la formation, cet établissement formera de brillants professionnels.

Ces 22 pensionnaires retenus sur une liste de 2200 candidats, feront 12 mois de cours, 6 mois de stage sans oublier le mémoire à soutenir devant un jury en fin de formation.

Ils combineront théorie et pratique et ont l’obligation d’être opérationnels avant même de sortir de cet institut dans lequel le président n’aimerait pas voir des mouvements de grève. “J’ai demandé à ce que les étudiants de l’INPG signent un document pour renoncer aux droits de grève pendant leur formation, parce que là bas c’est du sérieux”, déclare le président Macky Sall avec un air taquin.

Des propos qui malheureusement ont ravi la vedette a la présentation de cette première cohorte qui a l’obligation de ne pas échouer.

 

 

 

 

 

 

 

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